Serge BRET-MOREL

L’ASTROLOGIE face à ELLE-MEME

PROLOGUE à une RENOVATION de la CRITIQUE de l’ASTROLOGIE

 

Astrologica

 

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Le savoir-faire astrologique

 

Introduction

L’impact de l’apport informatique sur la composition de la communauté astrologique

Le savoir-faire astrologique

Un savoir-faire ne se critique pas comme une science

 

Introduction

Considérer l’astrologie comme un savoir-faire au départ de notre analyse, c’est déplacer le débat habituel en le désacralisant, car c’est remettre la pratique quotidienne au centre de toutes les problématiques. C’est donc dépasser la question du vrai et du faux, en expliquant par exemple pourquoi les astrophiles sont bien plus nombreux que les astrologues professionnels (pas besoin de croire en l’astrologie pour la pratiquer en amateur… il suffit de constater qu’elle permet des jugements et des questionnements originaux). C’est rendre compte aussi du fait que l’on peut pratiquer l’astrologie au 21ème siècle sans cautionner ses abus médiatiques (il faut bien distinguer entre interprétation individuelle et interprétation collective) ni adhérer à chacun de ses fondements (tout amateur commence à monter des thèmes sans avoir besoin de connaître « les fondements de l’astrologie » de tel ou tel courant et les questionnements qui s’y rapportent).

En effet, la critique a souvent le sentiment d’avoir fait le tour « de l’astrologie » une fois quelques fondements soupesés, quelques absurdités dénoncées, et la pertinence de ses résultats généraux ou expérimentaux négativement évaluée. Mais cela ne lui permet pas de replacer ses conclusions dans la perspective de la pratique de l’astrologue amateur ou professionnel, car la seule conclusion qui suit ces résultats semble être un grand « débrouillez-vous avec eux ». Raison première peut-être de l’inefficacité de la dite critique : elle ne propose aucune autre alternative au rejet pur et simple. Le but du jeu ne semble pas (plus ?) être pour elle la critique sans concession mais constructive du savoir-faire astrologique, seulement de démontrer ses insuffisances afin de provoquer l’abandon général de l’astrologie, voire même son interdiction. Mais ne serait-il pas plus judicieux de pousser l’astrologie dans ses derniers retranchements ? Ceci cependant, ne demande pas seulement du temps, des financements (que nous n’avons pas…), et des approches interdisciplinaires, cela demande aussi une motivation constante qui contrairement à ce que l’on pourrait croire, ne se situe pas forcément dans la défense de l’astrologie ou la lutte contre l’obscurantisme.

L’article qui suit est paru dans le bulletin trimestriel de la Fédération Des Astrologues Francophones de fin septembre 2009. Mon intention est de montrer progressivement à certains professionnels de l’astrologie que la question des fondements métaphysiques n’est pas forcément primordiale pour la compréhension d’une pratique quotidienne bien plus basique et technique que ne le laissent supposer les discours habituels. Une fois la pratique désacralisée, alors peut-être sera-t-il plus évident de faire passer l’idée que l’astrologie n’est pas encore ni une science dure ni vraiment une science humaine (ce que le milieu en général ne reconnaît pas encore). Il faudrait pour cela que le savoir-faire astrologique puisse obéir à des règles et des fondements relevant eux, et entièrement, des sciences, ce qui n’est vraiment pas le cas aujourd’hui. Je voulais aussi montrer que (ici à propos de l’informatique) il est possible de formuler des questionnements sur l’astrologie considérée comme savoir-faire que ni le monde sceptique ni le monde astrologique ne semblent réussir à formuler aujourd’hui en la concevant comme science ou comme superstition purement irrationnelle.

 

Le savoir-faire astrologique

 

Par Serge Bret-Morel, Titulaire d’un Master en Histoire et Philosophie des sciences (2006), il s’efforce de développer un nouveau type d’analyse de l’astrologie dans le but de lui permettre de se repenser en retirant à la critique sceptique le statut de seul observatoire objectif de la discipline.

 

Au-delà de la question d’être une science ou non, l’astrologie présente avant toute théorie, une pratique qui constitue le quotidien de l’astrologue. L’astrologie est donc avant tout un savoir-faire d’origine ancestrale certes, mais qui a beaucoup évolué. Ce statut s’applique très bien d’ailleurs aux définitions communes de l’astrologie comme art ou langage, voire technique. Et si l’on peut se mettre d’accord sur quelque chose avant tout examen, c’est bien sur le fait que la pratique de l’astrologie constitue un savoir-faire pour lequel l’expérience de l’astrologue évolue au fil de ses consultations. La question des présupposés métaphysiques ou (pseudo) scientifiques est alors extérieure au savoir-faire astrologique basique (chacun a commencé à monter quelques thèmes sans bien connaître les fondements proposés par la tradition astrologique ou les différents courants contemporains). La connaissance de ces problématiques fondamentales suit en général les premiers contacts avec l’astrologie et accompagne l’évolution personnelle de l’astrologue dans sa familiarisation avec la technique et la symbolique astrologiques. C’est pourquoi il va devenir plus précis, plus compétent aussi [mais que veut vraiment dire « compétent » ?], et va petit à petit envisager des interprétations dont il était incapable au départ.

Mais considérer l’astrologie comme un savoir-faire au départ de notre analyse n’est pas anodin, car c’est déplacer les débats habituels (comme science de la matière ou science de l’âme ?) en les désacralisant. En effet, c’est remettre la pratique quotidienne au centre de tout et presque indépendamment des questions du vrai et du faux. C’est expliquer aussi pourquoi les astrophiles sont bien plus nombreux que les astrologues professionnels, et si dispersés. Autrement dit, c’est expliquer comment on peut pratiquer l’astrologie au début du 21ème siècle sans pour autant adhérer à chacun de ses fondements. Ni non plus, cautionner ses abus médiatiques en général collectifs, lesquels sont finalement des détournements de pratiques plus nobles mais limitées au niveau individuel.

L’impact de l’apport informatique sur la composition de la communauté astrologique

Concevoir l’astrologie comme un savoir-faire pratique au-delà des questions métaphysiques, permettrait aussi de mieux comprendre les formes qu’elle prend. En effet, les différentes pratiques dépendent d’abord de ce que permet l’outil astrologique. Et en cela, les apports de l’informatique ont nécessairement bouleversé par exemple, la donne et, plus largement, le profile de l’astrologue traditionnel. Pour faire une parenthèse, demandons-nous si l’apport de l’informatique n’est pas encore plus important que ce à quoi l’on pouvait s’attendre il y a quelques dizaines d’années. En effet, comme toute évolution technologique, l’apport de l’informatique a d’abord été un gain de temps. Concrètement : plus besoin de passer des heures à monter un thème pour commencer ensuite ses interprétations.

Aujourd’hui les cartes sont calculées en une fraction de seconde. Or, si autrefois l’astrologue était perçu dans le monde ésotérique comme un « mathématicien », c’est aussi parce qu’il devait au préalable à sa pratique, développer certaines compétences mathématiques dans le domaine de l’astronomie pour être capable de monter ses cartes de façon juste. Aujourd’hui cette compétence est devenue superflue, elle est plus un bonus, une curiosité, que ce qui permet de définir l’astrologue professionnel. Cette compétence calculatoire relève presque exclusivement maintenant, de l’informaticien auteur de logiciels d’astrologie. C’est lui maintenant, et en amont, qui est devenu le gardien de cette compétence, et indépendamment de la pratique quotidienne. Cela ne concerne presque plus l’astrologue.

On comprendra donc qu’avec l’informatique il est naturel que l’astrologie se soit démocratisée. Démocratisée dans le sens où « n’importe qui » peut de nos jours, accéder à l’astrologie sans avoir à passer l’écueil mathématique. Les mathématiques de l’astrologie aujourd’hui, ne consistent plus par exemple à calculer les emplacements précis des maisons ou des planètes à telle ou telle heure de naissance dans tel ou tel pays, ainsi que les projections des mouvements des planètes sur l’écliptique. Les « mathématiques » se réduisent à regarder, à lire ou interpréter (pour reprendre le titre de l’article de Silvia Ceres du même numéro), les chiffres des cartes astrologiques toutes prêtes. Il ne faut donc pas s’étonner que l’astrologie ait pris peut-être, un certain tournant très symboliste. Le calcul froid et méthodique nécessaire à l’établissement des cartes a laissé place à l’interprétation quasi pure. [Quand il fallait auparavant maîtriser quelques connaissances mathématiques sur les résolutions d’équations ou le maniement des fonctions trigonométriques, il suffit maintenant de savoir faire tourner les planètes sur une carte astrologique virtuelle en ne faisant que préciser des dates. Concrètement parlant, l’interprétation astrologique n’est plus précédée du calcul, elle existe seule, et l’astrologue n’est plus mathématicien.].

Mais fermons ici la parenthèse pour remarquer que ce genre de considération ne se formule pas dans le cadre de la question « l’astrologie est-elle une science ? », mais seulement dans le cadre de la question d’un savoir-faire au quotidien et désacralisé. Comment l’astrologue pratique-t-il ? Peut-il se passer d’un ordinateur ? L’essor de l’astrologie mondiale et celui de l’astrologie boursière aussi, peuvent se comprendre par le biais de la question technique. Ces branches nécessitant la comparaison de nombreuses cartes d’individus, pays et autres événements parfois au quotidien, ne sauraient exister de façon si développées sans l’informatique. Avec tous les abus que peut permettre la multiplication des cartes. Bien sûr, les mouvements collectifs des années 60 et 70 ont contribué à l’évolution de l’astrologie vers une autre spiritualité, mais la question informatique a pu jouer aussi et paradoxalement, un rôle de catalyseur pour ces tendances symbolistes.

Le savoir-faire astrologique

Mais comment se définit la notion de savoir-faire ? Elle se définit d’abord comme la connaissance des moyens qui permettent la réalisation d’une tâche, ceci indépendamment de la question des fondements. En astrologie la tâche a de tout temps consisté en un conseil, une aide à la prise de décision1 par la mise en parallèle des symbolismes astrologiques et des situations réelles. Les moyens utilisés ici sont l’outil astrologique (techniques + symboles) et la familiarité avec les soucis communs des mortels (d’où la notion « d’expérience » qui se chiffre encore en nombre d’années, non en nombre de biais connus et maîtrisés…). On peut considérer que la première compétence de l’astrologue consiste alors en l’aptitude à produire des correspondances entre le contenu symbolique des situations réelles d’un côté, et le contenu symbolique des configurations astrologiques de l’autre. Ceci à l’aide de l’outil astrologique dont il faut savoir décrypter les configurations numériques et géométriques. Tout cela dans l’optique de répondre aux attentes du consultant (ce pourquoi on parle aussi « d’art » de l’interprétation astrologique [car avant de prédire-prévoir, encore faut-il interpréter]). Notons qu’il importe peu ici que ces correspondances préexistent à la consultation ou non… Car comme dans le cadre des jeux de rôle, créer une situation virtuelle [« comme si les astres influaient sur nous »] apte à produire des réponses aux questions posées ou mieux, à formuler des questions et des solutions nouvelles, donne au consultant ce qu’il était venu chercher : un conseil productif.

Le clavier astrologique est bien sûr d’autant plus efficace pour dépeindre une situation réelle, que les symboles sont nombreux et différenciés, d’où la tendance depuis toujours à multiplier et préciser les symboles astrologiques sans jamais vraiment en rejeter. L’erreur historique consiste ici à assimiler ces tendances à la complexité du système et au détail de l’interprétation à un véritable progrès menant petit à petit vers un dévoilement complet du voile mystérieux de l’astrologie. Erreur, car le praticien et la question des fondements risquent de se noyer toujours plus dans l’énorme potentiel descriptif permis par la complexité découlant du nombre de paramètres et de symboles à disposition. [Il ne faut pas s’étonner ainsi que l’important pour l’astrologue soit moins de s’assurer théoriquement de la pertinence des fondements que de maîtriser pratiquement le nombre incalculable de classements des paramètres et symboles astrologiques. Les jugements astrologiques ne découlant pas naturellement de fondements certains, donc de lois naturelles, il faut gérer artisanalement les innombrables interprétations astrologiques possibles grâce à des règles soutenues par ces classements. Nous sommes encore dans le cadre des « sciences » empiriques héritées de l’Antiquité et qui dominaient encore la pensée intellectuelle de l’Europe avant les révolutions scientifiques issues de ce que l‘on appellera la révolution copernicienne. On ne pouvait alors que ranger dans des catégories des fait sur lesquels on n’avait aucune emprise théorique…].

Mais le savoir-faire dépend aussi et d’abord, d’un travail qui répond à un besoin et se définit comme tel, ici les attentes du client [venant chercher soit des réponses à ses interrogations, soit (et on l’oublie trop souvent) de nouvelles pistes de questionnements] : Qui suis-je ? pourquoi vis-je ce que je vis et/ou que va-t-il arriver à moi-même ou à un proche ? [Comment me défaire de mes problèmes ?] Or, il est évident qu’un travail si appliqué ne vise pas naturellement à générer la connaissance théorique, et que la satisfaction d’un client en général ignorant des subtilités et des biais de l’astrologie, ne saurait suffire à valider théoriquement la pratique au quotidien. Ce serait sinon, commettre l’erreur de valider l’astrologie sur ses effets, non sur sa nature…

L’astrologie conçue d’abord comme savoir-faire est une discipline dans laquelle des êtres humains aident d’autres humains par le biais de l’usage d’un outil auquel il a fallu se former. C’est donc une discipline pour laquelle la question des fondements n’est pas nécessairement primordiale lors de la consultation, elle vient s’ajouter à la pratique. D’où la diversité d’un astrologue à l’autre, des fondements et des pratiques… C’est pourquoi il n’est pas du tout absurde d’envisager comme le propose la FDAF (p.9 du numéro), que ses membres professionnels distinguent clairement entre leurs pratiques astrologiques et leurs croyances (qui au final, sont propres à chacun). Le consultant ne doit pas avoir à se positionner sur ce sujet, il n’est pas venu pour cela. Mais en allant plus loin, la question déontologique ne devrait-elle pas primer sur la question métaphysique au lieu d’en dépendre, voire de lui être assujettie ? Une telle prise de recul sur la discipline éviterait bien sûr des abus, mais aussi des joutes inutiles entre les courants astrologiques, en permettant de replacer l’astrologue et son outil au centre des débats plutôt que, toujours, les fondements. Cela permettrait enfin de ne plus percevoir les configurations astrologiques comme annonçant des situations à vivre, mais comme des supports de créativité. L’astrologue use alors des symboles et des techniques astrologiques pour proposer au consultant des pistes de réflexion qu’il n’avait pas envisagées, mais il en porte toute la responsabilité, il ne se cache plus derrière l’astrologie pour assumer ses interprétations, car il sait qu’elles peuvent être multiples et que chacune est la sienne. La question d’un certain dogmatisme des symboles astrologiques peut alors être dépassée… et l’astrologue a la possibilité d’entrer dans la modernité (fin de l’article paru dans la Lettre des Astrologues). En effet, si la créativité est si importante dans l’interprétation, alors il existe une part d’improvisation personnelle qui impose une responsabilisation de l’astrologue : toute interprétation astrologique est ce que dit l’astrologue avant d’être ce que disent les astres.

Un savoir-faire ne se critique pas comme une science

On peut donc définir le savoir-faire astrologique comme l’activité qui consiste à conseiller et orienter des consultants dans leurs questionnements personnels et métaphysiques à l’aide d’un outil astrologique permettant avant toutes choses de mettre en parallèles les situations réelles et les symbolismes astrologiques. L’outil astrologique est composé de paramètres définis numériquement et renvoyant chacun à des symboles astrologiques, lesquels sont associés entre eux par le biais d’autres paramètres techniques. La compétence pratique de l’astrologue commence donc avec la connaissance des codifications mathématiques et symboliques de l’astrologie appliquées à la consultation. Elle continue ensuite avec la capacité à les mettre en parallèles avec des situations réelles, tâche pour laquelle il est plus nécessaire d’être créatif, inspiré, que de connaître l’Histoire de l’astrologie ou les enjeux des débats avec la critique (quand bien même ils traiteraient des biais pratiques...). L’astrologue est d’abord praticien, il n’est pas théoricien par nature.

Mais tout astrologue vous avouera que bien des consultations consistent en des conseils qui ne sont pas toujours d’ordre astrologique, mais plutôt philosophiques (au sens non académique du terme) ou spirituels. L’astrologue a ici remplacé le curé, ou le sage. Or la qualité de ces conseils dépend bien sûr du développement personnel de l’astrologue, du recul qu’il a sur lui-même et sur la vie, pas seulement de l’astrologie en soi. C’est pourquoi la connaissance des soucis communs des mortels, indépendamment des compétences astrologiques, est donc aussi importante (voire plus…) pour le praticien astrologue. Mais elle lui est personnelle et dépend donc de la formation intellectuelle de chacun... et il n’est pas rare de croiser un astrologue ayant presque « trop » de recul sur la vie et les hommes, au point de partir en vrille ou de sombrer dans la théorie du complot (du gouvernement, des scientifiques, des journalistes, etc !). Mais c’est là le revers de la médaille d’une profession où la formation n’est pas structurée… Remarquons que nous avons décrit à ce propos la fonction sociale des fondements de l’astrologie, puisque l’astrologue va pouvoir indirectement justifier de l’intérêt social de sa pratique de par, au moins, ce type de questionnement pourtant indépendant des fondements naturels du système…

A partir de là, on comprendra que la problématique du statut ou non de science pour l’astrologie est bien loin du quotidien de l’astrologue. Le but du jeu de ce genre de problématique n’est pas d’aider son prochain dans ses questionnements en apportant des réponses à ses interrogations ou en générant de nouveaux questionnements. La question est alors de justifier de l’arbitraire des composantes techniques et symboliques de l’astrologie, de l’origine de leur apparition, ou de juger des limites de l’utilisation de l‘outil astrologique (comme on le fera par ailleurs dans la catégorie Astrologica). Ou encore de tester la pertinence de certaines affirmations d’astrologues (dont des prédictions-prévisions). Peu importe alors si le jugement astrologique peut aider le consultant ou bien lui nuire… ce sont là des questions qui deviennent hors-sujet. En effet, présenter tous les bienfaits dont est susceptible l’astrologie ne suffit pas pour éliminer tous les méfaits qu’elle peut permettre aussi…

C’est pourquoi nous insistons pour considérer l’astrologie non comme une science à prouver ou une pseudoscience à réfuter (il faut maintenant dépasser cela), mais comme un savoir-faire réellement artisanal sur lequel viennent se greffer différents types de questionnements théoriques. En cela nous pensons qu’il est possible de dépasser les débats habituels et d’envisager qu’il sera possible un jour de penser l’astrologie traditionnelle, c’est à dire de rendre compte assez simplement de ses pratiques et discours en faisant de la question de la preuve une question toujours importante, mais annexe, ou en tout cas postérieure à celle des modalités de la pratique quotidienne. A suivre donc dans la catégorie Astrologica > La pratique, ciment quotidien.

 

Serge BRET-MOREL
Septembre - 5 novembre 2009

 

1. D’Archimède à Einstein, les faces cachées de l’invention scientifique, Thuillier, Le livre de poche, p 167