Serge BRET-MOREL

L’ASTROLOGIE face à ELLE-MEME

PROLOGUE à une RENOVATION de la CRITIQUE de l’ASTROLOGIE

 

Lectures et commentaires

 

   Accueil > Bibliotheca > Lectures et commentaires > Internet > Erudition, textes universitaires sur l’astrologie

 

 

 

Erudition, textes universitaires sur l’astrologie

 

La référence en matière d’argumentation scientifique sur internet est cette retranscription d’une conférence donnée par deux astronomes en 1998 à l’observatoire de Meudon. Nous aurons bien sûr l’occasion de réagir à ce texte plus tard. Il reste que l’argumentation est solide et que l’argument de la précession des équinoxes y est mis à mal… Les auteurs en tirent une conclusion que je rejoins pleinement : si l’argument de la précession des équinoxes et quelques corollaires sont contestables, il est contradictoire pour l’astrologie de conserver des symboles définis avant la création du zodiaque des signes. Il y a quand-même un décalage saisonnier même s’il est à l’envers de celui que l’on retient... les symboles astrologiques apparus longtemps AVANT l’astrologie tropique (rejetant les constellations comme décor dans lequel se déplacent les planètes au profit de secteurs angulaires, les signes astrologiques de 30°) ne peuvent pas correspondre aux saisons d’aujourd’hui. Nous parlerons même de dogmatisme des symboles astrologiques dans la catégorie Quelques articles de l’auteur : dans tous les cas, le symbolisme astrologique actuel fondé sur des symboles si discutables ne permet pas de penser que les astrologues traditionnels ont fait le tour de tous les possibles de l’astrologie, ils sont à la fois contraints et emportés par des symboles imposés par l’Histoire et non par « l’Astrologie ».

 

La référence en la matière d’argumentation astrologique se trouve sur le site de Patrice Guinard, docteur en Philosophie, dont le manifeste pose un peu les mêmes questions auxquelles je tente de répondre sur ce site. Il nous faudra nous attarder sur les textes de Guinard, véritable précurseur en la matière en langue française. Mais nous ne pourrons arriver exactement aux mêmes conclusions puisqu’il dénonce une technolâtrie moderne qui (au risque de caricaturer son propos) empêcherait les hommes d’aujourd’hui de saisir la réalité des choses parce que obnubilés par leurs techniques de substitution. Mon postulat premier étant justement que l’outil astrologique est d’abord technique et qu’en cela il possède des lois internes de nature mathématique qui doivent tromper son utilisateur tant qu’il ne les a pas formulées, donc déformer a priori toute observation « d’une réalité astrologique »… on comprendra que nous ne pourrons que diverger sur certaines conclusions. Mais il est trop tôt pour dire lesquelles. Il n’empêche que sur bien d’autres nous serons amené à confirmer ses remarques sur les relations entre « l’astrologie » et l’université ou même le monde savant en général.

 

Mais il faut signaler aussi cette intervention du philosophe Dominique Lecourt, Le philosophe face aux para-sciences paru sur le site de l’AFIS. Un beau texte à l’image de l’érudition de son auteur, mais qui jamais ne semble réussir (ou chercher ?) à entrer dans les méandres de l’astrologie. On en parle de l’extérieur en évitant toujours de s’attaquer à des problématiques techniques ou de fonds et sans jamais remarquer que si les fondements de l’astrologie sont déconnectés de l’outil astrologique, donc de la pratique, alors le philosophe ne peut que rester dans la vague et des problématiques générales même si érudites. Comme si le philosophe était condamné à juger l’astrologie de l’extérieur, au regard des discussions millénaires DES AUTRES (et surtout sur ses supposés fondements), ou de quelques raccourcis sur l’histoire de l’astronomie. Une ou deux erreurs aussi (l’astrologie individuelle serait somme toute très récente ???). On s’étonnera de plus de voir que la science ne pourrait rien contre les miracles puisqu’elle ne peut les traiter en tant qu’objets de science. Cela est peut-être vrai pour les plus rares et/ou inexplicables d’entre eux, mais une fois de nombreux miracles élucidés ou mieux, expliqués par les probabilités. Les « miracles » d’aujourd’hui, pour la plupart, ne sont plus ceux du 18ème siècle, combien ont été réfutés, expliqués, désacralisés ? De plus, si le philosophe est apte à discuter des cadres dans lesquels s’élaborent les discours sur l’astrologie (philosophiques, scientifiques, sociologiques, etc), il reste qu’il ne doit pas en rester à la discussion des contextes ou des motivations, sans quoi il restera assez loin de la réalité. En tentant une exploration nouvelle de la pratique de l’astrologie, donc de son quotidien, nous espérons donc aller au-delà de ce genre de considérations.

 

Dans l’encyclopédie Universalis on trouve ce long texte présentant l’astrologie. Pour recontextusaliser ce texte, il faut préciser qu’il est l’œuvre d’un des rares astrologues pouvant présenter un haut titre universitaire, Jacques Halbronn. Certains des paragraphes sont donc d’abord à l’image de sa pensée.

 

Sur l’Histoire de l’astrologie, le site Cielo e Terra est un modèle d’érudition quant aux origines de l’astrologie. On trouvera la référence de la thèse de doctorat en Histoire et Philosophie des sciences de Giuseppe Bezza sur les origines de l’astrologie (LA référence en la matière en langue française, publiée en 2002 dans la revue Sciences et Techniques en perspective) dans la catégorie livres.

 

Un beau texte encore paru dans le N°18 des Religiologiques, Eléments pour une sociologie du paranormal  de JB Renard qui reprend et analyse les données de différentes études (régulièrement citées dans le monde sceptique). Dans ce même numéro, un autre article de Valérie Rocchi sur L’astro-thérapie, le sommaire de ce numéro est ici.

 

Sylvie Joubert est sociologue et l’auteur d’une thèse (Polythéisme des valeurs et sociologie : le cas de l’astrologie. On trouvera l’un de ses textes ici Voyage au centre du polythéisme : le cas de l’astrologie.

 

Un sondage CSA / La Vie / Le Monde de mars 2003 donne aussi de bonnes informations sur l’évolution des croyances : Les français et leurs croyances, téléchargeable ICI.

 

Le C.I.E.L. (Cercle d’Investigation de l’Ethnoastronomie Locale), association polynésienne, propose quelques textes sur l’astrologie, et notamment une approche ethnoastronomique qui sort de nos problématiques occidentales habituelles…

 

On signalera enfin l’encyclopédie en ligne Wikipedia qui propose une catégorie astrologie dont l’article principal, bien que discutable et pas très érudit, est assez représentatif de la complexité du sujet qui nous intéresse. On remarquera aussi la quasi absence de la question de l’utilisation de l’outil astrologique.

 

 

Serge BRET-MOREL

17 décembre 2008

 

haut de la page