Serge BRET-MOREL

L’ASTROLOGIE face à ELLE-MEME

PROLOGUE à une RENOVATION de la CRITIQUE de l’ASTROLOGIE

 

Rationalis

 

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Le critère technique

La critique de l'astrologie

L'astrologie et la science

Sur les fondements traditionnels

 

L'astrologie et la science

 

La question théorique (à venir)               La question expérimentale

 

 

Comment la Science examine-t-elle l’astrologie ? Quelles questions pose-t-elle ? Mais quelles questions ne pose-t-elle pas ? Que teste vraiment la Science ? Un potentiel phénomène astrologique (nécessitant un modèle dont on DEDUIT des protocoles expérimentaux) ou bien les hypothèses d’astrologues considérés paradoxalement comme intellectuellement incompétents (et dont on ne teste finalement que les prétentions) ? Voit-on les limites de cet exercice ?

La Raison finalement, joue-t-elle bien son rôle en amont de l’expérimentation ou seulement en aval ? L’examen rationnel a certes lieu sur les résultats, mais qu’en est-il des conceptions ayant mené à l’expérimentation ? Et comment s’étonner de ce manquement puisque d’une part les astrologues ne sont pas scientifiques, et puisque d’autre part leurs pratiques ne sont pas rationalisées ? Chaque astrologue estimera que l’expérimentation n’a pas testé ses propres pratiques, ou qu’elle est caricaturale, donc qu’elle ne démontre rien…

Le critère technique que je propose dans la catégorie Rationalis pourrait permettre de faire le lien entre la pratique traditionnelle et l’expérimentation. Puisque l’expérience n’est pas l’expérimentation (voire pour cela Faut-il rénover la critique de l’astrologie ?), comment un biais pratique peut-il devenir un biais expérimental négligé jusque là ? Les scientifiques ne sont pas familiers de la pratique astrologique, donc de l’usage de l’outil technique de l’astrologie. Comment peuvent-ils espérer qu’ils ne sont pas victimes des biais générés naturellement par cet outil mathématique et jamais mis en évidence par les astrologues ?

 

Mais pour une expérimentation quasi-parfaite, encore faudrait-il un modèle causal pour permettre de trier parmi les prétentions des astrologues ou de la tradition astrologique ? Nous tenterons plus tard de proposer un tel modèle (sélection des « événements » à interpréter par l’astrologie, limites de l’astrologie sur le plan des chaînes de causalité, statuts de l’outil astrologique et de l’observateur astrologue, convergences de paramètres, contradictions internes du système astrologique, biais pratiques, questions d’un modèle physique, etc). Or, l’astrologie conçue comme un déterminisme parmi d’autres remet en question presque toutes les prétentions de la tradition astrologique et permet même d’envisager des expérimentations évitant certains paradoxes de la pratique ou de la prédestination astrale. Mais que l’on ne se trompe pas : la vocation première de ce modèle causal (qui ne se limite pas à une approche en physique théorique…) est heuristique, non scientifique. Il ne sera scientifique que pour ceux dont l’usage de la Raison (ou la Science) relève encore du domaine du sacré. Mais l’élaboration d’un PREMIER modèle causal ne se fait pas que sur des critères scientifiques relevant par exemple des lois de la physique ou des mathématiques pures, tout chercheur sait cela. A moins que la Science ne REQUISITIONNE toutes les considérations parallèles et inclassables dans le champ des sciences sous l’appellation d’épistémologie. Mais même, l’épistémologie ne saurait servir d’excuse à toutes les spéculations irrationnelles, ce pourquoi nous espérons rassurer le lecteur sur nos intentions.

 

Ce site internet est d’abord le résultat d’un vaste exercice de raison, mais une raison consciente que l’esprit qui en use ne doit pas viser à alimenter des préjugés antérieurs à l’exerce rationnel… ce pourquoi nos conclusions iront tantôt dans le sens de la critique, tantôt dans le sens opposé, mais surtout dans des directions différentes. En fait, on verra que la nouveauté de notre approche a comme effet premier de relativiser les prétentions de la critique en les insérant dans des questionnements plus larges. Elle deviendra petit à petit une critique traditionnelle de l’astrologie face à notre critique rénovée ; rénovée car… bien plus complexe.

 

Il nous faudra revoir les questions du statut de l’outil astrologique dans la pratique, du statut de l’observateur, du hasard, mais aussi de la question du sens et de la nature d’un éventuel phénomène physique à l’origine de ce que les astrologues nomment « astrologie » mais qui pourrait n’être qu’un faible déterminisme parmi d’autres indépendant même des événements qu’on lui attribue car… totalement impersonnel.

 

Quel beau projet de Recherche cela pourrait être…

 

Serge BRET-MOREL
le 26 décembre 2008